Franc-maçonnerie: entre mythes et réalités – par un Grand Maître – Le 24 avril 2019

Trouvant ses origines en 1728, le Grand Orient de France est la plus ancienne obédience maçonnique de France et la plus importante d’Europe continentale. Association de loi de 1901, il réunit 55 000 Frères et Sœurs répartis sur tout le territoire de l’hexagone et à l’étranger.

Il a contribué à donner des traits spécifiques à la Franc-maçonnerie française qui la distingue des autres maçonneries européennes et contribuent à son rayonnement au-delà de nos frontières.

Le Grand Orient développe au fil de son évolution un engagement humaniste et politique. En 1877, le Grand Orient supprime l’obligation pour ses membres de se référer à « l’existence de Dieu » et à « l’immortalité de l’âme ». Dès lors, il est qualifié d’obédience « adogmatique », qui adopte pour principe la « liberté absolue de conscience », n’imposant aucune croyance ou religion à ses membres. Il est aussi dit “libéral” car il accepte de traiter de sujets politiques et sociétaux en loge. Profondément impliqué dans la vie publique et politique sous la IIIe République, il paye un lourd tribut lors de la Seconde Guerre mondiale par les mesures prises à son encontre par le régime de Vichy. Au sortir de la guerre, il s’éloigne de l’action politique directe afin de privilégier la réflexion philosophique et sociétale.

On doit aux francs-maçons de nombreuses évolutions de société depuis l’abolition de l’esclavage, jusqu’au droit des femmes à disposer de leur corps, en passant par le code du travail ou la loi de 1901 de séparation des Églises et de l’Etat, dite de Laïcité. Plus récemment, les francs-maçons se sont investis par exemple sur le droit de mourir dans la dignité ou dans le questionnement fondamental que pose le transhumanisme.

Informations pratiques :
Mercredi 24 avril
Sciences-Po – Amphithéâtre Jacques Chapsal
19h15

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